Une compétence transversale au cœur de l’internationalisation des parcours et de l’insertion professionnelle
Dans un contexte de mondialisation accrue des savoirs, des parcours de formation et des environnements professionnels, la capacité à s’ouvrir à l’international constitue une compétence transversale majeure de l’enseignement supérieur. Elle ne se réduit ni à la mobilité géographique ni à la seule maîtrise d’une langue étrangère : elle renvoie à l’aptitude à intégrer de manière consciente, structurée et réfléchie des dimensions internationales et interculturelles dans les projets académiques et professionnels, qu’ils se déploient à l’étranger ou au sein même de l’université.
S’ouvrir à l’international implique de concevoir et de conduire des actions en tenant compte de la pluralité des langues, des cadres culturels, des référentiels académiques et des modes de communication. Cette compétence engage des enjeux cognitifs, relationnels et éthiques : elle suppose de comprendre que les savoirs, les pratiques professionnelles et les modes de raisonnement sont situés culturellement, et qu’ils gagnent à être mis en dialogue plutôt qu’uniformisés.
Une exposition croissante, des compétences encore inégalement construites
Les étudiants évoluent aujourd’hui dans des environnements universitaires de plus en plus internationalisés : ressources multilingues, références scientifiques internationales, collaborations à distance, mais aussi diversité croissante des publics, des langues et des trajectoires au sein des formations. Cette exposition, qu’elle soit liée à une mobilité ou à la co-présence d’étudiants de différentes origines culturelles, ne garantit cependant pas, en elle-même, le développement de compétences interculturelles solides.
De nombreuses fragilités sont observées lorsque les étudiants sont amenés à travailler ou interagir dans des contextes internationaux ou multiculturels : difficultés à adapter leur communication, incompréhensions liées à des implicites culturels, tendance à projeter ses propres normes comme universelles, ou encore manque de recul face aux différences de pratiques académiques et professionnelles.
Une compétence au croisement des apprentissages universitaires
Intégrer une dimension internationale et interculturelle dans un projet académique suppose bien plus qu’une juxtaposition de contenus ou de partenaires étrangers. Cela implique de savoir analyser un contexte pluriculturel, de formuler des objectifs compatibles avec des cadres culturels différents, d’anticiper les effets des différences linguistiques et culturelles sur la collaboration, et d’ajuster ses pratiques en conséquence, y compris dans des situations de travail collectif au sein de groupes culturellement hétérogènes.
Cette compétence s’inscrit pleinement dans les exigences de l’enseignement supérieur : elle mobilise des capacités d’analyse, de réflexivité et d’adaptation, essentielles pour comprendre des objets complexes, croiser des points de vue et produire des connaissances situées et argumentées. Elle favorise également le développement d’une pensée critique, en confrontant les étudiants à la relativité des normes, des méthodes et des évidences disciplinaires.
Un enjeu de communication, de coopération et d’éthique
S’ouvrir à l’international engage des enjeux éthiques importants. Travailler dans des contextes interculturels implique de reconnaître l’altérité, d’éviter les stéréotypes, de questionner les rapports de pouvoir entre langues, cultures et savoirs, et de développer des pratiques de coopération respectueuses et inclusives.
Cette compétence repose sur une posture réflexive : interroger ses propres représentations, comprendre l’impact de ses choix communicationnels et professionnels, et assumer la responsabilité de ses interactions dans des contextes pluriculturels. Elle participe ainsi à la formation de professionnels capables de dialoguer, de négocier et de coopérer dans des environnements complexes et diversifiés.
Une compétence clé pour les parcours professionnels et citoyens
Dans les environnements professionnels contemporains, la dimension internationale est devenue un paramètre structurant de nombreux métiers. Les organisations attendent des diplômés qu’ils soient capables de travailler avec des partenaires de cultures différentes, d’adapter leurs pratiques à des contextes variés et de conduire des projets intégrant des logiques internationales.
Au-delà de l’employabilité, cette compétence participe pleinement à la formation de citoyens capables de comprendre les interdépendances mondiales, de prendre part à des débats internationaux et de s’inscrire dans des dynamiques de coopération à différentes échelles. Développer la capacité à s’ouvrir à l’international à l’université, c’est ainsi contribuer à former des individus aptes à agir de manière éclairée, responsable et constructive dans un monde profondément interconnecté, où l’altérité se vit autant localement que globalement.
La Direction des relations internationales (DRI) propose de nombreuses ressources pour accompagner les étudiants étrangers, ou locaux qui ont pour projet de poursuivre des études ou une carrière dans une dimension internationale.
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La Direction des relations internationales (DRI) sera ravie de répondre à vos questions concernant la compétence d’ouverture à l’international.
N’hésitez pas à les contacter : dri@u-pec.fr

Vous souhaitez favoriser le développement et l’évaluation des compétences transversales ? Le CIDP a élaboré pour vous des gabarits de conception d’activités pédagogiques intégratrices prêts à l’emploi, à retrouver dans LES ESSENTIELS DU CIDP.
Bibliographie
Brudermann, C. (2023). « Caractériser le sens de l’expression ‘internationalisation du supérieur' ». Revue internationale de pédagogie de l’enseignement supérieur.
Cadres réglementaires/institutionnels
Conseil de l’Europe (2018). Companion Volume with New Descriptors to the CEFR.
De Ferrari, M.; De Ketele, J-M. (2022). Compétences transversales et Cadre Européen des Certifications. Guide RECTEC+.
OCDE (2019). Global Competence for an Inclusive World. Foreign language learning.
Des outils d’intelligence artificielle ont été utilisés afin de soutenir la recherche et la structuration. Toute proposition a été retravaillée par l’équipe projet.









